14:32 installation LE DÉTAIL QUI TUE à la Galerie Joyce

Les choses arrivent alors qu’on ne s’y attend pas. La Galerie Joyce à Paris m’a proposé d’exposer mes vidéos. J’en ai profité pour faire une sélection rétrospective de 30 films que vous pouvez voir ici en 14:32 Tout le monde s’y est mis. Hervé Sauvage pour la scénographie dans le galerie. Catherine Pouligny pour la création d’un magnifique texte sur sa vision de mon travail :

LE DÉTAIL QUI TUE est un théâtre d’images qui a la simplicité des cirques à l’ancienne, où l’on sait encore s’émerveiller de bulles de savon et se régaler du vide coloré d’une barbe-à-papa. Un héritage de la magie d’un Méliès, de la fantaisie d’un Averty, de la précision d’un Tati. La modernité de ce regard singulier posé sur la mode, nos comportements, nos attitudes et nos corpus d’images nous détourne de l’anecdote pour observer avec sincérité et humour notre quotidien.
Dans le regard unique que Nathalie Croquet pose sur les êtres et les choses, il y a beaucoup de poésie et une joyeuse confiance en l’humanité. Son point de vue d’artiste maîtrise l’art du décalage : d’un battement d’aile de papillon, le petit monde des apparences se détache de son axe et s’envole, comme une mappemonde gonflée à l’hélium. 
La mode, légère et subtile n’aurait-elle jamais dû être autre chose que ces gracieuses illusions?
Dans le torrent d’images qui passent chaque jour sous nos yeux, ces histoires brèves scintillent dans l’uniformité des écrans.
Chaque nouvelle facétie du DÉTAIL QUI TUE est une gourmandise, façon grain de sel dans un bonbon. La surprise passée, le goût n’en est que meilleur.